Les 18 et 19 septembre 2026, l’équipe hongkongaise du projet PubDiplo a participé au 4e Forum sur la diffusion numérique et le développement innovant du patrimoine culturel immatériel, organisé à Hong Kong Baptist University. Le professeur Sheng Zou y a présenté, au nom de son équipe, des recherches soutenues par le financement du projet. Il était accompagné de la professeure Regina Chen et du Dr Anfan Chen, membres de l’équipe de recherche.

Un forum consacré au patrimoine, à la communication et à l’IA
Le forum était coorganisé par la School of Communication de HKBU et l’Institute for Cultural Innovation and Development de Shanghai Jiao Tong University. Placé sous le thème « Strategic Communication, Innovation, and Global Engagement in the AI Age », cet événement de deux jours a réuni des chercheurs, des chercheuses et des professionnels travaillant sur la communication, le patrimoine culturel, les médias numériques et l’intelligence artificielle. Le programme comprenait des conférences plénières, des tables rondes scientifiques et des présentations portant notamment sur l’intelligence artificielle, le patrimoine numérique, la communication stratégique, les échanges interculturels et l’innovation culturelle. L’un des axes centraux concernait le rôle du patrimoine culturel immatériel comme ressource de soft power et de diplomatie publique à l’ère numérique.

Patrimoine contesté et souveraineté culturelle
Lors du forum, le professeur Zou a présenté les travaux en cours de son équipe, intitulés « Contested Heritage: An Analysis of China’s Cultural Heritage Origin Disputes in Asia ». Cette recherche analyse les controverses relatives au patrimoine culturel à l’ère numérique, en se concentrant sur les différends opposant la Chine à plusieurs pays asiatiques voisins quant à l’origine de pratiques et de traditions partagées — du chou fermenté (pao cai et kimchi) aux vêtements traditionnels (hanfu et hanbok), en passant par la cérémonie du thé et la fête des bateaux-dragons (Duanwu–Dano). Elle met en évidence la manière dont les revendications concurrentes et les cadrages de l’origine patrimoniale contribuent à l’affirmation, par la Chine, de sa souveraineté culturelle. À partir d’un corpus multiplateforme composé d’articles de presse, de publications sur les réseaux sociaux et de commentaires d’utilisateurs relatifs à plusieurs controverses patrimoniales, l’étude propose une analyse critique de la façon dont le patrimoine culturel est réinvesti comme ensemble de symboles puissants dans les luttes contemporaines pour la légitimité culturelle et politique.


De la communication patrimoniale à la diplomatie publique
Cette présentation constitue l’un des premiers résultats scientifiques du projet PubDiplo, qui étudie la manière dont les technologies numériques, les environnements de plateforme et l’évolution des pratiques communicationnelles transforment la diplomatie publique et la gestion de la réputation. Le professeur Zou a également animé une table ronde académique et professionnelle de deux heures, intitulée « From Cultural Heritage to Cultural Connection: Strategic Communication, Intelligent Media, and Place-Based Engagement ». Avec les intervenantes et les intervenants, il a examiné plusieurs questions et défis liés à la communication patrimoniale et à la diplomatie du patrimoine à l’ère numérique. La participation de l’équipe a ainsi inscrit le projet dans des échanges scientifiques plus larges sur les technologies numériques, la représentation et la mobilisation culturelles, ainsi que la communication interculturelle à l’ère de l’intelligence artificielle.